Éditorial de mai 2004
Tensions sur la politique salariale
En matière de politique salariale, nous subissons,
dans toutes les branches, le coup d’arrêt donné par le
gouvernement dans les fonctions publiques. Il n’y a eu en effet
aucune augmentation salariale dans la FPH en 2003 et
seulement 0,5 % au 1er janvier 2004.
L’avenant n° 291 du 14 janvier signé par la
CFDT dans la
CCN 66, représente une progression de 2,5 % en niveau et en
masse. Ce taux intègre les 0,5 %, attribués dans la fonction
publique et 2 % de rattrapage du gel de la valeur du point,
consentis au titre de la RTT. Depuis le 7 avril, nous sommes
informés du non-agrément de cet avenant. Il y a eu également refus
d’agrément des 2,5 % pour les CHRS, au motif que l’on dépasse les
0,5 % du Public.
Dans le Maintien à domicile, les employeurs
proposent 1 %, au 1er juillet 2004, soit 0,5 % en année pleine.
Quant à la CCN 51 et aux CLCC, la négociation a
tourné court et les deux chambres patronales ont déposé à
l’agrément des mesures unilatérales prévoyant 0,5 % au 1er janvier
2004. À noter que la Croix-Rouge attend de voir ce qui se
passe dans les autres conventions collectives pour définir sa
politique salariale 2004.
Au-delà du très faible taux d’augmentation, le principe de
mesure unilatérale n’est pas accepté dans un milieu culturellement
attaché à la négociation et donc à la reconnaissance des
partenaires sociaux. Toutes les organisations syndicales se
retrouvent sur ce point.
Nous agissons pour débloquer la situation salariale
dans les fonctions publiques, déblocage qui pourrait relancer la
négociation dans les branches de l’Associatif. Pour ce qui est du
Lucratif et du Libéral, nous n’arriverons à rien sans une
action impulsée par la Fédération et déclinée régionalement.
Sébastien BOSCH
secrétaire général
adjoint