L’année 2008
s’achève sur plusieurs mises en cause de l’hôpital public et des
professionnels. La situation est grave à plus d’un titre. D’abord la
psychiatrie, puis le patient pour qui il n’aurait pas été possible
de trouver un lit de réanimation jusqu’à une personne âgée qui
serait restée sans soins. L’hôpital public est partout présent dans
les médias et mis en accusation. Concours de circonstances, volonté
délibérée…
Lorsqu’un
enfant décède, une infirmière annonçant immédiatement son erreur est
mise en garde à vue (prolongée de manière excessive) puis mise en
examen… Un autre enfant décède et une autre infirmière est mise en
cause.
Qu’il y ait eu des
erreurs, des fautes, que la responsabilité individuelle et/ou collective
soit engagée ou pas… Ce sont les enquêtes en cours qui vont le déterminer.
Mais cet emballement
médiatique a des conséquences graves pour tous.
En effet, comment ne
pas penser aux victimes et à leurs familles dont plus personne ne parle et
qui vivent une détresse liée à la perte d’un être cher.
Comment par ailleurs
ignorer les infirmières incriminées ! Certes leur responsabilité est
engagée. C’est consciente de ces risques que la CFDT a instauré dans son
adhésion une assurance spécifique. Pour autant, ces infirmières ont-elles
mérité cette avalanche de commentaires plus ou moins avisés ? Non,
certainement pas. Quelles que soient les conclusions juridiques de ces
affaires, elles auront toute leur vie ces morts sur la conscience. Des
vies professionnelles gâchées, des vies personnelles et familiales
brisées !
Personne n’a le
droit de critiquer, d’attaquer, à tort et à travers, et de s’acharner sur
des individus pour servir sa propre cause, fut-elle juste !
Les choix politiques
à venir sont essentiels et il ne faudra pas, le moment venu, se tromper de
combat.
En ce début d’année
2009, je voudrais souhaiter à chacun d’entre vous une excellente année qui
nous permette, avec courage et volonté, de remettre au cœur de notre
action les valeurs humanistes et de respect portées par la CFDT.