mis à jour le 17 octobre 2004

 

Meeting du
14 septembre 2004

Le travail en question
 dans la santé et le social

Le meeting en images

Les interventions et témoignages

Écouter le jungle
Auteur : Dounia (2,3 MO)

La fédération santé sociaux CFDT a rassemblé près d’un millier de militants et d’adhérents le 14 septembre au cirque d’hiver de Paris. Yolande BRIAND a introduit le débat avant de donner la parole aux équipes puis à la table ronde de l’après midi.

Un rendez-vous réussi pour renforcer la dynamique en faveur de l’amélioration des conditions de travail.

(retrouvez ci-dessous l'introduction par la secrétaire générale)

La totalité de notre champ professionnel sanitaire, social et médico-social, public ou privé, connaît depuis une vingtaine d’années des modifications importantes, pas toujours visibles immédiatement et pas toujours lisibles non plus.

Force est de constater que ces transformations connaissent une accélération depuis le début de l’année 2002, en effet :

  • la loi du 2 janvier 2002 modifie la prise en charge et l’organisation du secteur social et médico-social ;
     

  • la loi du 4 mars 2002 porte sur les droits des malades ;
     

  • l’ordonnance du 4 septembre 2003 transforme l’organisation territoriale et les modes de coopération entre les établissements publics ou privés, sanitaires, sociaux ou médico-sociaux, et le secteur libéral ;
     

  • la loi de santé publique du 9 août 2004 organise la prévention, l’éducation pour la santé et la sécurité sanitaire, au niveau national et aux niveaux régionaux ;
     

  • la loi du 13 août 2004 réforme l’Assurance-maladie ;
     

  • la loi de décentralisation du 16 août 2004 réorganise le social et le médico-social, en renforçant les prérogatives des conseils généraux ;
     

  • enfin, les modes de financement des établissements sont modifiés par la tarification à l’activité, aujourd’hui partielle, mais appelée à se généraliser.

Ces changements interviennent dans un contexte de rationalisation des dépenses d’assurance maladie, de réduction des budgets de l’État et de transfert vers les collectivités territoriales, avec des productions de normes de qualité extrêmement contraignantes.

Il s’agit de diminuer les coûts de production, tout en respectant les normes de qualité : quand on sait que les effectifs pèsent pour près de 70 % dans les dépenses de fonctionnement, on voit vite où sont les marges de manœuvre !

Tous les ingrédients sont présents pour une transformation en profondeur, dans l’organisation de nos établissements et services, mais aussi dans la manière de « produire des soins et des services ».

Dans le même temps, le changement culturel est en route et, désormais, nous ne sommes plus surpris d’entendre, dans nos champs professionnels jusque-là relativement épargnés, des expressions comme « augmenter la productivité ! » ou « on travaille à flux tendu ! ».

Les expériences qui sont relatées (exposées le 14 septembre au matin) sont le fruit du travail de quelques équipes. Nous aurions pu en prendre d’autres, tant la panoplie est étendue.

Qu’il s’agisse de réduction du temps de travail, d’absentéisme, de violence, de restructuration d’établissements, de solitude dans l’exercice professionnel ou de projet social, chaque équipe est intervenue sur un thème particulier.

Mais nous savons tous que ces problèmes se posent dans leur entier, au sein de tous nos établissements et services :

  • manque d’effectifs,

  • matériel inadapté,

  • manque de reconnaissance – les salariés n’existent plus,

  • absence de concertation,

  • manque de respect,

  • intensification des rythmes,

  • peur des agressions verbales ou physiques…

Avec, en prime, de la culpabilité pour tous, parce qu’on a le sentiment aigu d’une diminution de qualité dans la prise en charge des usagers.

Chaque professionnel se dit que c’est sa faute s’il n’y arrive pas, se demande s’il a les compétences pour trouver la bonne réaction et avoir le bon geste.

Dans une récente étude de la Drees (publiée en août 2004), les salariés des hôpitaux publics et privés disent – et c’est un changement notable par rapport à l’étude précédente de 1998 – que :

  • leur rythme de travail est imposé par les normes de production et les délais à respecter ;
     

  • leur travail est plus tourné vers le public, avec la crainte des agressions verbales pour 57 % d’entre eux, et physiques pour 4 professionnels sur 10.

Comme aux plus beaux jours du taylorisme, les salariés du sanitaire, du social et du médico-social, ont le sentiment de ne plus exister, d’être réduits à la tâche qu’ils exécutent et de n’être plus qu’un « coût » ou une contrainte. Cette déshumanisation du travail frise l’intolérable.

Yolande Briand
secrétaire générale

Le meeting en images :

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14 septembre 2004 : Meeting de rentrée

Les interventions et témoignages :

Intervenant

cliquez sur le lien

Syndicat du Tarn (81) Les conséquences de l'isolement dans le travail de l'aide à domicile
Syndicat 44 Nantes (44) La fusion de deux cliniques et son impact pour les salariés
CASH de Nanterre (92) Accord RTT local et priorité au CHS-CT
Syndicat de Meurthe et Moselle (54) Une enquête en forme de bilan RTT
Centre Hospitalier de Haguenau (67) Lutter contre l'absentéisme
CHU de Reims (51) Le projet social, outil de l'action syndicale
Syndicat du Finistère (29) Faire face aux violences

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Conclusion par Yolande BRIAND
secrétaire générale
Souffler quelques lueurs !

 

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