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Psychiatrie : ce que le Président ne nous dit pas !
Les annonces faites par le président de la République à Antony, le 2
décembre 2008, portent sur deux aspects essentiels que sont
l’investissement et l’hospitalisation sans consentement.
Il n’est pas précisé d’où vient l’argent. S’agit-il d’enveloppes
supplémentaires, ou ces priorités viennent-elles en substitution
d’autres actions ? Si oui, lesquelles ?
Quant aux 22 millions de fonctionnement, ils vont et viennent dans le
texte du discours, pour disparaître en fin de course.
S’agit-il de poursuivre le plan d’investissement prévu au plan de santé
mentale et prenant fin en décembre 2008 ?
Non seulement cette réforme est nécessaire mais les travaux étaient
largement engagés.
En 2006, le ministre de l’Intérieur avait introduit six articles sur ce
sujet dans un projet de loi relatif à la prévention de la délinquance,
pour les retirer ensuite face aux réactions des professionnels de la
psychiatrie.
Pour la CFDT Santé-Sociaux, il serait inopportun d’envisager de
reprendre aujourd’hui ces articles dans une nouvelle loi. En effet,
l’amalgame entre pathologie psychiatrique, délinquance et insécurité
n’est pas acceptable.
La
CFDT Santé-Sociaux demande des précisions sur les moyens et leur origine
et la réouverture des travaux sur la réforme de la loi de 90 avec tous les
professionnels concernés et pas exclusivement les médecins et les
directeurs !
Paris, le 4 décembre 2008
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