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mis sur le site le 07/06/06 |
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Contre la stigmatisation et le tout sécuritaire Nous refusons que sous couvert d’une prévention de la délinquance soient mis en avant une logique et un dispositif sécuritaires. La fédération CFDT santé-sociaux déplore une fois de plus l’inexistence de dialogue social, de concertation, en amont de tout projet de loi qui aura des incidences, tant pour les citoyens que pour les professionnels. Le gouvernement s’apprête à présenter un projet de loi de prévention de la délinquance dans la lignée du projet de loi de 2004. La CFDT santé-sociaux s’inquiète des propositions relatives à la prévention de la délinquance. Elle s’oppose au fait que la réponse sécuritaire prenne le pas sur la réponse éducative et de prévention. Pour la fédération santé-sociaux, la protection de l’enfance et la prévention de la délinquance doivent être politiquement mises au premier plan. Les mesures répressives doivent venir en complémentarité de cette politique, le cas échéant. La fédération santé-sociaux conteste la place prédominante du maire et la remise en cause du secret professionnel. Le maire est un élu et, par définition, non soumis au secret professionnel. Toute atteinte à la confidentialité rend impossible l’établissement de la relation nécessaire à la mission du travail social. La soumission des travailleurs sociaux à de nouvelles obligations professionnelles à l’égard du maire aurait pour effet de faire endosser au travailleur social une mission de police, puisque, dans la tradition du droit public français, le maire exerce une autorité de police générale. Une des règles du travail de prévention - la libre adhésion - est de fait totalement rendue impossible. La mission du travail social est de mener une action sociale et éducative, préventive et curative, dans le respect des personnes aidées. Pour cela, les professionnels ont besoin d’avoir la confiance des personnes et d’assurer la confidentialité. La logique sécuritaire n’est pas la réponse adéquate aux problèmes sociaux, familiaux et de délinquance. Elle met en danger la logique de relation d’aide, d’accompagnement et d’insertion, que mettent en œuvre au quotidien les professionnels de l’action sociale, de l’éducation, de la justice, du soin et de l’animation. La fédération CFDT santé-sociaux réaffirme la nécessité de développer :
Dans l’immédiat, nous demandons le retrait du projet de loi Sarkozy, ainsi que l’ouverture d’un dialogue social sur ce thème, avec les organisations syndicales. Paris le 7 juin 2006
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