mis sur le site le 8/04/05

Communiqué de presse

   

Campagne budgétaire 2005

Le rendez-vous est manqué ! 

La CFDT santé-sociaux a pris connaissance des trois circulaires budgétaires 2005 respectivement sur les établissements de santé, les établissements et services pour personnes âgées, ceux pour personnes handicapées permettant une vision globale des orientations définies par le Gouvernement. Trois éléments caractérisent celles-ci : 

  • Complexité et opacité. Certes, l’environnement juridique et financier est en pleine évolution T2A, multiplicité des plans élaborés dans l’urgence, CNSA – mais la lisibilité et la pédagogie sont loin d’avoir été les préoccupations des rédacteurs.

  • Absence de réelles évolutions financières. Au-delà des taux affichés (environ 3,62 % pour les établissements de santé, 5,4 % pour le secteur du handicap et 11,40 % pour le secteur personnes âgées), ces évolutions s’appliquent à des périmètres différents de ceux de 2004. Les annonces ministérielles ne seront pas transcrites dans la réalité budgétaire des établissements avant l’été 2005, dans le meilleur des cas. 

  • Développement des transferts de charges. La décentralisation, la « responsabilisation financière » de l’usager, la journée de solidarité et les économies « à l’aveugle » sont mises à contribution pour alléger le déficit de l’assurance maladie. D’un côté, les engagements ministériels annonçant des plans successifs et des enveloppes financières, de l’autre, une absence de courage politique pour arbitrer entre les priorités, leur portée et leur financement.

Pour la CFDT santé-sociaux, cette campagne budgétaire 2005 aurait dû être l’occasion de poser publiquement les conditions du retour à l’équilibre financier de l’assurance maladie, de susciter un véritable débat sur les conditions d’un financement pérenne et de rassembler usagers et professionnels sur un constat et des choix. Ce rendez-vous est, une fois de plus, manqué. 

  • La CFDT santé-sociaux désapprouve la méthode employée, qui renforce l’opposition systématique.

  • La CFDT santé-sociaux dénonce une politique qui va augmenter les coûts d’accès à la santé.

  • La CFDT santé-sociaux réaffirme que la loi du 13 août 2004 n’a pas réglé les véritables questions, qui demeurent en suspens.

Vibrionner n’est pas gouverner et les effets de micros ne peuvent servir d’orientations politiques, surtout face aux enjeux actuels.

 

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