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Campagne budgétaire
2005
Le rendez-vous
est manqué !
La
CFDT santé-sociaux a pris connaissance des trois circulaires
budgétaires 2005 respectivement sur les établissements de santé, les
établissements et services pour personnes âgées, ceux pour personnes
handicapées permettant une vision globale des orientations définies
par le Gouvernement. Trois éléments caractérisent celles-ci :
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Complexité et opacité. Certes,
l’environnement juridique et financier est en pleine évolution
T2A, multiplicité des plans élaborés dans l’urgence, CNSA – mais
la lisibilité et la pédagogie sont loin d’avoir été les
préoccupations des rédacteurs.
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Absence de réelles évolutions
financières. Au-delà des taux affichés (environ 3,62 % pour
les établissements de santé, 5,4 % pour le secteur du handicap et
11,40 % pour le secteur personnes âgées), ces évolutions
s’appliquent à des périmètres différents de ceux de 2004. Les
annonces ministérielles ne seront pas transcrites dans la réalité
budgétaire des établissements avant l’été 2005, dans le meilleur
des cas.
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Développement des transferts de
charges. La décentralisation, la « responsabilisation
financière » de l’usager, la journée de solidarité et les
économies « à l’aveugle » sont mises à contribution pour alléger
le déficit de l’assurance maladie. D’un côté, les engagements
ministériels annonçant des plans successifs et des enveloppes
financières, de l’autre, une absence de courage politique pour
arbitrer entre les priorités, leur portée et leur financement.
Pour la
CFDT santé-sociaux, cette campagne budgétaire 2005 aurait dû être
l’occasion de poser publiquement les conditions du retour à
l’équilibre financier de l’assurance maladie, de susciter un
véritable débat sur les conditions d’un financement pérenne et de
rassembler usagers et professionnels sur un constat et des choix. Ce
rendez-vous est, une fois de plus, manqué.
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La
CFDT santé-sociaux désapprouve la méthode employée, qui renforce
l’opposition systématique.
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La
CFDT santé-sociaux dénonce une politique qui va augmenter les
coûts d’accès à la santé.
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La
CFDT santé-sociaux réaffirme que la loi du 13 août 2004 n’a pas
réglé les véritables questions, qui demeurent en suspens.
Vibrionner n’est pas gouverner et les effets de micros ne peuvent
servir d’orientations politiques, surtout face aux enjeux actuels.
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