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RETRANSCRIPTION 
Yolande
BRIAND
: Bonjour,
bienvenue à tous et toutes pour le 4ème et dernier chat fédéral de
l'année 2006.
Alexandre
: Bonjour
Yolande, j'ai souvent l'impression que la Fédération s'exprime trop
peu sur les questions de politique nationale de santé. La
population, usagers et professionnels, voudraient volontiers
s'emparer des débats sur le devenir du système de santé en France,
mais il est réservé pour le moment aux décideurs. Je pense que les
syndicats devraient s'emparer également de ces débats et donner à
l'extérieur une vision de l'intérieur. Est-ce que cela
n'intéresserait pas les usagers de savoir que la tarification à
l'activité dans les hôpitaux, dans sa logique de rationalisation des
coûts, détériore, en termes humains et matériels, les conditions de
prise en charge du patient ? Merci de ta réponse.
Yolande
BRIAND
: La
Fédération s'exprime régulièrement sur ces sujets même si ce n'est
pas repris dans les médias nationaux. Notre capacité d'analyse
générale sur le secteur sanitaire, social et médico-social et
notre crédibilité font que nous constituons une véritable force de
propositions sur des thèmes aussi importants que les réformes
hospitalières, la politique sanitaire et sociale... Toutes nos
propositions sont envoyées aux syndicats et accessibles dans l'Extranet
(page de publication). Quant au sujet de la tarification à
l'activité, il mériterait un débat à lui tout seul, y compris sur
la logique. Les effets dévastateurs dont tu parles sur les
conditions de travail et les conditions de prise en charge des
patients ne sont pas, me semble-t-il, exclusivement liés à la T2A.
Ceci dit, je suis prête à venir en discuter avec vous dans le
syndicat, si vous le souhaitez.
Fauquet
: Bonsoir
Yolande,
Yolande
BRIAND
: Bonjour
Brigitte, quel temps fait-il à Toulouse ?
Fauquet
: En
lien avec le message d'Alexandre. Nous observons, même si la
tarification n'est pas la seule en cause, une détérioration des
conditions de travail dans le secteur public. Ce qui nous interpelle
particulièrement, ce sont les choix internes des établissements.
Fauquet
: Je
continue mon message envoyé incomplet, par erreur. Le budget 2007,
basé sur la prévision d'activité, sera déconcentré à 80% dans les
pôles. Les arbitrages centraux, demandés par la CFDT locale,
deviennent de plus en plus difficiles. La fongibilité des enveloppes
fait que les pôles investissent et ne remplacent pas le personnel
qui part en retraite. Les conditions, de fait, se détériorent et
nous observons actuellement 50 démissions de personnels soignants
par mois... cela devient de la balkanisation.
Fauquet
: Pour
finir, il fait beau à Toulouse.
Yolande
BRIAND
: D’accord
avec toi là-dessus parce que, effectivement, dans un cadre
contraint (et c'était déjà le cas avec la dotation globale) les
choix faits à l'interne, explicitement ou non, sont d'une très
grande importance. Par exemple, actuellement, les choix de
critères pour constituer les pôles d'activité sont essentiels et
fixent durablement l'avenir des établissements et donc les
conditions de travail du personnel, qui très clairement se
détériorent de façon visible. Et de fait, la 2ème étape, comme tu
le fais remarquer, c'est le contenu de la délégation de gestion
vers les pôles. Ce contenu varie d'un établissement à l'autre.
Lorsque dans vos établissements les choses sont faites, je suis
preneuse des informations là-dessus, car ça m'aide à préparer les
réunions de la commission de suivi des réformes.
Elisabeth
: Bonjour
Yolande et à toute l'équipe fédérale.
Yolande
BRIAND
: Bonsoir
à tous ceux qui viennent de se connecter.
Alexandre
: Justement,
toutes ces observations très intéressantes, ne devrions-nous pas les
porter à la connaissance des médias pour alimenter le débat public
sur le système de santé ?
Yolande
BRIAND
: Alexandre,
c'est ce que nous faisons, mais ça n'intéresse pas forcément les
médias nationaux et, mise à part la presse professionnelle, les
autres journaux ne réagissent que très peu. Peut-être ne
savons-nous pas suffisamment utiliser la forme courte, rapide et
simpliste des slogans pour attirer l'attention. C'est une de nos
faiblesses, en tout cas, c'est l'une des miennes. Mais tu as
raison, ce que nous faisons mériterait d'être plus largement
diffusé.
Alexandre
: J’en
suis convaincu aussi. Merci de vos réponses. Bonne soirée.
monbistador
: Bonsoir
à tous, moi qui suis tout nouvel adhérent, je ne sais ce qu'est la
T2A. Où puis-je trouver de l'information sur ce sujet ?
Yolande
BRIAND
: La
tarification à l'activité (TAA ou T2A) est un nouveau mode
d'allocation de ressources (de financement) des établissements
hospitaliers pour la partie Médecine, Chirurgie, Obstétrique. Tu
peux trouver des renseignements sur ce sujet dans les numéros de
Multiple sur les budgets et, si tu n'en as pas, tu demandes à ton
syndicat. D'autres documents sont accessibles sur l'Extranet (page
des publications) ou sur le site adhérents. Tu peux demander le
code d'accès Extranet ou les dossiers à ton syndicat.
Fauquet
: De
plus amples informations seront transmises pour la commission de
suivi des réformes. Nous organisons, début janvier, une journée sur
les conditions de travail. J'aurais voulu, dans ce cadre, me servir
de certains dessins de Multiple, comme celui sur l'EPRD qui est très
bien. Il semble que cela ne soit pas possible pour l'instant ? Autre
question concernant les élections : certains ont avancé la date du
23 octobre pour les élections dans le public. Cette date est-elle
maintenant officielle ?
Yolande
BRIAND
: Les
dessins de Multiple ne sont pas utilisables tant que nous n'avons
pas signé un nouveau contrat avec le dessinateur. En effet, c'est
lui qui reste propriétaire de ses dessins.
Yolande
BRIAND
: Dès
que nous aurons l'accord, nous vous le ferons savoir. La date du
23 octobre 2007 pour les élections sera officielle demain
après-midi, après le Conseil supérieur de la Fonction publique
hospitalière. C'est effectivement cette date qui sera probablement
retenue.
Stéphane48
: Bonsoir
à tous et félicitations pour ce chat. Je voudrais connaître la
position de la Fédé et de la Confédé sur les exonérations de charges
patronales dues à la loi "Z.R.R." de 2005, qui autorise des
exonérations à hauteur de 150% du smic pour tous les salariés
déclarés en Z.R.R. Sachant que les rentrées financières Urssaf,
maladie, vieillesse, logement ne se font plus, comment va-t-on, à
moyen terme, faire fonctionner "la machine" ?! Merci de ta réponse.
Yolande
BRIAND
: Bonsoir,
ce dossier relève plus probablement du champ de compétence de la
Confédération. Toutefois, nous nous renseignons et nous
t'apporterons une réponse individuelle à l'adresse que tu voudras
bien nous communiquer.
Fauquet
: Autre
sujet. Sur Midi-Pyrénées, actuellement, le pôle de compétitivité bio
santé (cher à notre ex ministre) est en train de prendre forme. Dans
ce cadre, le cancéropôle qui impacte toutes les branches de notre
Fédération est en pleine discussion. Un GCS (Groupement de
coopération sanitaire) de droit public a été constitué concernant la
construction. Nous allons visiter, dans le cadre du CHSCT, le site
AZF dédié à la clinique du cancer, le 15 janvier 2007. Les
représentants des personnels seront présents dans l'assemblée
constitutive du GCS (pour le CHU la CFDT - pour l'ICR pas d'info
pour l'instant). Des discussions vont commencer sur la création d'un
GCS de fonctionnement très délicat à notre avis (cohabitation de
différents statuts ou conventions collectives pour des personnels
qui travailleront ensemble, etc.). C'est un grand chantier qui va
mobiliser tous les acteurs et en particulier la CFDT.
Yolande
BRIAND
: Je
suis toujours intéressée par ce qui se met en place, en
particulier ce type de formule parce que ça va probablement se
développer dans les territoires de santé. Je compte sur toi,
Brigitte, pour envoyer les infos et peut-être, sous réserve de ton
accord, je t'enverrai quelqu'un pour prendre connaissance de ce
qui se fait sur Toulouse, qui reste jusqu'à fin 2007 un pôle
expérimental.
Elisabeth
: Question
d'actualité : les négociations sur la pénibilité... Le 16 janvier,
la CFDT se mobilise pour exiger une reprise du dialogue social sur
ce thème. Nous avons demandé que la Confédération intègre aussi la
"faiblesse" des négociations du secteur public sur cette journée.
Visiblement, nous avons été entendus, tant mieux. Aurons-nous un
argumentaire spécifique fonction publique ? Celui du privé est bien
fait mais n'est pas transférable en l'état évidement !
Yolande
BRIAND
: Des
éléments ont déjà été envoyés aux Unions régionales et un
argumentaire est en préparation à la Confédération pour les
fonctions publiques. Je ne peux pas te dire à quel moment ce sera
prêt, probablement début janvier. Il y a un Bureau national
confédéral demain, j'en saurai peut-être davantage.
Elisabeth
: Toujours
sur la pénibilité, plus précisément, concernant notre champ
professionnel, quelles sont les pistes que nous allons développer
pour ces négociations ?
Yolande
BRIAND
: Les
mêmes que pour les autres champs professionnels mais avec les
déclinaisons spécifiques. La CFDT veut obtenir dans les
négociations des résultats concrets sur deux axes. Le premier
concerne la prévention des risques professionnels et
l'amélioration des conditions de travail (l'accord FPH nous ouvre
des possibilités dans ce domaine). Le deuxième concerne la
réparation et, en particulier, les cessations anticipées
d'activité. Mais notre champ d'activité dépend évidemment, comme
les autres, des résultats de la négociation interprofessionnelle.
Stéphane48
: Internet
est un moyen de communication rapide, fiable... mais il me semble
qu'il est mal utilisé par la Fédé. Il doit être mieux utilisé, comme
on le fait ce soir. Pour avoir des infos du secteur, il me faut
aller piocher chez d'autres organisations syndicales, Actif ou
Unifaf ou même des blogs CFDT ! Il faudrait créer une newsletter
pour être au courant directement des messages de la Fédé. Exemple
tout récent, avec la déclaration intersyndicale sur l'ordre
Infirmier datant du 15/12. Je l'ai obtenue par la Cgt santé, sur son
site. Quels moyens la Fédé compte-t-elle mettre en oeuvre pour
améliorer la Com Internet ? Ordre Infirmier : à ce sujet, quelles
peuvent être les actions à mener (même si la loi vient d'être votée)
pour que les infirmiers ne paient pas cette cotisation inadmissible
et scandaleuse ? Après les kinés, infirmiers, à qui le tour ?? Voilà
mes deux questions.
Yolande
BRIAND
: Internet
est effectivement, je suis d'accord avec toi, un moyen de
communication rapide. La fiabilité de l'information dépend
largement de l'émetteur. Je connais un blog créé par un militant
CFDT dans lequel les informations ne sont pas toujours justes et
je ne parle pas des autres (syndicats ou patrons) dont l'objectif
est quelquefois de manipuler ou d'instrumentaliser. Ceci dit, nous
avons considérablement amélioré le dispositif de diffusion de
l'information vers les syndicats (Extranet). En 2007, nous
engageons tout un travail similaire sur l'amélioration de la
diffusion vers les adhérents, d'une part, et sur le site tout
public, d'autre part.
Yolande
BRIAND
: Tu
as raison sur le fait que nous n'avons pas diffusé le communiqué
de presse sur l'ordre infirmier. Pour la deuxième partie, le
dossier complet sur l'ordre infirmier et les possibilités qui
existent juridiquement sur la question des cotisations sont sur le
site tout public.
Fauquet
: Concernant
les négociations sur les salaires dans la fonction publique : ce
thème est-il définitivement clos pour l'année en cours ? + 0,5 en
février 2007. Pour ce qui est du protocole Jacob (catégorie C) et
les négociations des grilles salariales, nous avons demandé un
comité de suivi local. Toutefois, la DRH n'a pas formulé sa réponse
pour l’instant. Dans la circulaire, il sera mentionné, aux dernières
informations, un comité de suivi régional (sous quelle forme ?).
Merci pour ta réponse.
Yolande
BRIAND
: L’UFFA
était reçue hier soir par le ministre de la Fonction publique sur
la question salariale. Dans l'immédiat, il nous a répondu que, sur
2006, il n'était plus possible d'accorder des augmentations
générales de salaires parce que la loi de finance n'est pas encore
passée en seconde lecture à l'Assemblée. Et dans cette période,
toute décision ayant des incidences budgétaires provoquerait des
recours pour des raisons d'insincérité des comptes. Les
négociations, s'il y en a, ne pourront démarrer que courant
janvier et devront se terminer obligatoirement avant le 4 mars,
début de la campagne officielle des élections présidentielles.
L'accord Jacob ne prévoit pas de commission de suivi, ni locale,
ni régionale. L'accord FPH prévoit des commissions de suivi
régionales avec les organisations syndicales signataires (prière
de refuser les autres avec énergie...). Au niveau local, rien
n'est prévu par les textes et donc rien n'est interdit. Il vous
appartient donc de le négocier avec le directeur. Si cela pose
difficulté en application directe de l'accord, proposez de
l'intégrer dans le cadre du projet social, partie 2, gestion des
emplois ; cette formule présentant l'inconvénient d'intégrer
localement les non-signataires.
Stéphane48
: Une
autre question sur PLFSS 2007 qui vient d'être voté tout
dernièrement par le Parlement. L'article prévoyant que les accords
nationaux et leurs agréments seraient opposables par manque de
financement est-il toujours d'actualité ? Si oui, il y aurait alors
des salariés à double, voire triple vitesse, suivant la gestion de
nos chers directeurs, DDASS, DSD... Un DANGER pour notre secteur
professionnel. Merci pour ta réponse sur la Com Internet. La LOZERE
vous salue.
Yolande
BRIAND
: Le
vote en deuxième lecture à l'Assemblée, et donc définitif, devrait
avoir lieu à la fin de ce mois. A ma connaissance et sous réserve
de lecture de la loi définitive, l'article 39 a été amendé et
prévoit des négociations avant application en 2008. En réponse
orale à notre courrier, le ministre nous a fait remarquer que la
CFDT avait déjà réussi à faire retirer l'article 19 de
l'ordonnance de 2005 portant sur le même sujet, et que du coup, il
n'y a jamais eu de discussion depuis. Il souhaite donc que l'année
2007 nous serve à y travailler (il en fait même une obligation)
pour le maintenir en le précisant ou le retirer le cas échéant.
Loïc sd29
: A
quelques mois des élections, le gouvernement appuyé par ses
ministères lance une campagne, pour obliger... inciter les
établissements publics et associatifs à multiplier les emplois
aidés. Quelle en est l'appréciation critique de la Fédération? Le
gouvernement entend-il accompagner budgétairement cette campagne? Si
non, quelle réaction peut-on envisager?
Yolande
BRIAND
: La
question des politiques publiques de contrats aidés, pour traiter
des difficultés de l’emploi en France et d’essayer de résorber le
chômage, est vaste, sérieuse et grave. Elle dépasse largement
notre seul champ fédéral. Il est clair que la possible remontée,
sur le troisième trimestre 2006, des chiffres du chômage, a
largement contribué à l’obligation de recruter des contrats aidés
dans notre champ professionnel, public et privé. Même si
l’accompagnement financier est réel, cela montre le déficit de
réflexion sur cette question et, oui, il y a une obligation
puisque c’est un des éléments (critères) qui entre désormais dans
l’évaluation (individuelle) des directeurs d’établissements. Tu
peux reprendre le dossier réalisé par la Fédération et envoyé à
tous les syndicats durant le premier semestre 2006.
Fauquet
: Pour
l'accord FPH, si je comprends bien, les comités de suivi se feront
au niveau des UPR et de l'ARH ?
Yolande
BRIAND
: Organisez-vous
en région entre syndicats parce que c'est effectivement là que
cela se passe.
Fauquet
: Ne
serait-il pas possible d'organiser un chat dans la journée
(après-midi) ainsi l'on pourrait, dans les sections, inviter des
adhérents à y participer de manière active, en direct ? Pour ce qui
est de l'info fédérale, je trouve, via l’Extranet, l'information
très efficace : en se connectant une fois par jour, on est au
courant très rapidement. J'apprécie les délais rapides des comptes
rendus des différentes réunions avec le ministère, le CSFPH, etc.
Peut-être parce que je suis administrative, ce mode de communication
me convient-il particulièrement ?
Yolande
BRIAND
: Dans
la journée, c'est techniquement faisable mais compliqué, en tout
cas pour nous, parce qu'il y a trop de monde, trop de bruit, et la
concentration n'est pas au maximum. Avez-vous déjà essayé
d'inviter les adhérents le soir, autour d'un buffet par exemple ?
Vous pourriez avoir d'agréables surprises. A la Fédé par exemple,
nous sommes une dizaine et nous faisons un buffet vers 20 h (très
frugal parce que le trésorier est très prêt de vos sous et des
nôtres).
Yolande
BRIAND
: Nous
réfléchissons à une initiative de chat tout public et, pourquoi
pas, avant les élections dans la FPH, qu'en pensez-vous ? Par
ailleurs, nous allons en faire un ou deux autres encore, avec des
invités extérieurs.
Stéphane48
: Bonne
idée, tout ce qui rapproche va dans le bon sens. Go !
Stéphane48
: Deux
questions : 1) Y a-t-il une date butoir pour la négociation de la CC
1966 ? 2) Pourquoi "L’Essentiel" est-il en intranet et non en espace
adhérent sur le site fédéral ?
Yolande
BRIAND
: Sur
la CC 66, pas à ma connaissance. L'Essentiel sur le site
adhérents, pourquoi pas. C'est en réflexion dans le cadre de la
refonte de nos sites tout public et adhérents.
Fauquet
: Concernant
les métiers de la santé dans le cadre du Conseil supérieur des
professionnelles paramédicales, la DHOS doit rencontrer plusieurs
établissements (dont le nôtre) pour discuter des 10 métiers les plus
sensibles, susceptibles d'être modifiés par leur contenu. La DHOS
sera présente les 4 et 5 janvier 2007 au CHU de Toulouse. La CFDT a
demandé au DRH (qui n'avait encore rien communiqué sur le sujet)
d'être présente. Notre expérience sur la GPEC (par les diverses
formations fédérales) et le travail de terrain nous permet de peser,
tout au moins de proposer des clarifications. Nous serons très
intéressés par les retours que vous pourrez avoir sur ces auditions
et le constat qui en sera fait ainsi que sur les éventuelles
modifications des fiches métiers du répertoire.
Yolande
BRIAND
: Bonne
info, nous allons envoyer une info en ce sens dans tous les
syndicats pour leur demander de nous faire remonter ce qu'ils ont
sur le sujet.
Yolande
BRIAND
: Parallèlement,
il y a en préparation le remplacement du CSPPM par une autre
instance qui pourrait s'appeler Haute autorité des professions
paramédicales. Nous sommes en train de préparer les amendements au
projet de décret qui nous a été envoyé. La réponse doit être
envoyée à la DHOS pour le 10 janvier, les syndicats recevront le
projet de décret et nos remarques début janvier.
nicmalou
: Dans
notre hôpital du 35, les médecins réunis en CME la semaine dernière
ont choisi de ne pas créer de pôles particuliers (chirurgie,
médecine...) mais de choisir un pôle qui s'appelle "hôpital !!!!" ce
qui veut dire zéro interlocuteur avec la direction. Ils contestent
cette nouvelle organisation qui demande certainement une nouvelle
charge de travail importante. Comment réagir à cette proposition et
faire évoluer le vote en conseil d'administration pour ne pas vexer
le corps médical ?
Yolande
BRIAND
: L’organisation
en pôles d'activité est obligatoire à compter de janvier 2007
(ordonnance de mai 2005). La constitution des pôles reste l'axe
majeur de l'organisation interne de l'hôpital, parce que le choix
des critères utilisés permettra ou non d'avoir des pôles
d'activité pertinents, efficaces et durables. Je ne connais pas la
situation dont tu parles, la taille de l'établissement, etc. Je ne
peux donc pas avoir un avis particulier. Mais ce que j'ai noté
précédemment montre à quel point la préparation et le dialogue
instaurés dans toute la phase préparatoire sont essentiels. Les
médecins sont soit opposés à la réforme et le montrent de façon
stupide, soit ils veulent montrer ainsi l'absence de concertation
et de préparation sur ce dossier. Vous pouvez rencontrer le
directeur pour essayer d'avoir des clés de lecture, et vois si un
travail parallèle peut être fait. Je suggère de prendre
rendez-vous avec le président de la CME et de voir ce qu'il en
pense.
Stéphane48
: Sur
l'ordre Infirmier, devons-nous pleurer et ne rien faire puisque la
loi est votée ou y a-t-il des actions à mener sur le terrain, avec
l'appui de la Fédé (ex. : paiement de la cotisation par les
structures ?)
Yolande
BRIAND
: Pour
tout un tas de raisons juridiques que nous avons déjà expliquées
pour l'ordre des kinés (voir réponse déjà faite) et si nous ne
voulons pas tromper les salariés, il faut bien réfléchir au type
d'action à conduire. Les hypothèses de travail ont été largement
expliquées à la réunion des secrétaires de syndicat, début
décembre, et nous y reviendrons au Conseil fédéral de janvier.
Nous avons un peu de temps puisque la loi n'est pas encore
promulguée et qu'il faut des décrets d'application.
Fauquet
: Pour
le chat, ce serait intéressant effectivement d'en organiser un pour
les élections. Nous pourrions y inviter les militants, adhérents et
sympathisants, le personnel de nuit, suite à notre action, étant
très proche de la CFDT. Concernant les heures supplémentaires, le
calcul de leur rémunération devrait être revu ? Avez-vous des infos
à ce sujet ? Il est vrai qu'avec le calcul actuel, il vaut mieux
faire travailler des agents qui ont un salaire annuel le plus bas
possible (les nouveaux recrutés, voire les temps partiels) et pas
"les anciens".
Yolande
BRIAND
: Oui
effectivement; lors du dernier CSFPH, l'Administration nous a
présenté les modifications concernant la rémunération des heures
sup. Le seul changement par rapport aux précédentes modalités de
calcul est le déplafonnement de l'indice de rémunération des
heures supplémentaires. Concrètement, les agents détenant un
indice de rémunération supérieur à 534 étaient rémunérés à cet
indice. Maintenant; ils le seront à leur indice réel.
Fauquet
: C’est
déjà une bonne chose. Le calcul actuel pénalise les personnels à
temps partiel car leur salaire annuel est moindre. Ainsi, certains
cadres demandent préférentiellement aux temps partiels (surtout les
mi temps de nuit) de travailler à plein temps durant quelques mois.
Comme ils ne peuvent pas leur rendre toutes les récup., ils payent
des heures sup.
Fauquet
: Bonne
fin de soirée à toute l'équipe.
Yolande BRIAND
: Nous
allons clore ce chat, le dernier de l'année. Merci à tous pour votre
participation, vos questions et vos suggestions. Nous allons en faire bon usage.
Bonnes fêtes de fin d'année à tous et à l'année prochaine.
Cette question n'a pas été traitée lors de
la soirée, car Yolande souhaitait prendre le temps nécessaire pour une réponse
adaptée. Nous publions toutefois cet échange différé dans le transcript.
Stéphane48
: Bonsoir, Qu'elle est la position de la fédé et de la Confédération sur
l'exonération de charges patronales due à la loi "ZRR de 2005".
Plus aucunes rentrées d'argent dans les caisses Urssaff, maladie,
vieillesse, logement... Cet argent va manquer à un moment ou un
autre !!!
Yolande
BRIAND :
De nombreux dispositifs d’exonération de charges patronales
existent. Ces exonérations représentent aujourd’hui 23 milliards
d’euros. La CFDT considère que les exonérations devraient avoir
pour contrepartie des objectifs évaluables en matière d’emploi,
de formation professionnelle, de recherche…
Les exonérations accordées dans le cadre
de la loi ZRR (Zone de Revitalisation Rurale) sont aussi floues
que les autres dispositifs en matière d’engagement et de
contreparties de la part des entreprises.
La CFDT est donc très critique sur ces
types de dispositifs.
L’argent
public « distribué »doit faire l’objet d’une plus grande rigueur
dans son utilisation et l’évaluation de
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