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mis sur le site le 11/06/03 |
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Le 15 mai dernier, la CFDT a pris position sur le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement. Malgré la préparation, les discussions à tous niveaux, la secousse a été d’ampleur dans l’organisation. De toute part, les militants ont fait remonter leur désarroi. À la Fédération, nous n’ignorons pas les difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain. Nous essayons d’analyser les questions qu’un tel événement fait surgir, même si à ce stade nous n’avons pas nécessairement toutes les réponses. Les réactions des adhérents portent au moins autant sur la forme que sur le fond, notamment sur la « rapidité » avec laquelle la CFDT a indiqué que le texte était un compromis acceptable. Ces interpellations sur la forme nous amèneront à redéfinir ce qu’est la démocratie et comment elle s’exerce. Cependant, la légitimité du Bureau national de notre organisation – et de son secrétaire général – ne peut être remise en cause, dès lors qu’il a pris une décision conforme aux orientations du congrès. Le fond, nous le présentons dans le présent numéro de Multiple. L’enjeu de cette négociation était d’obtenir des avancées. Ici, nous pouvons êtres fiers d’avoir joué notre rôle d’organisation syndicale, qui est d’assurer la protection des salariés. Gageons qu’après cette période agitée, un large consensus se fera jour pour reconnaître qu’elle correspond aussi à un progrès collectif. Yolande Briand |
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