mis sur le site le 25/01/03

 Une légitimité renforcée 

 

Les élections prud’hommes du 11 décembre 2002 accentuent la légitimité de la CFDT : elle dépasse les 1,3 millions de voix et en gagne 77 640 par rapport au scrutin de 1997. Elle enregistre une progression de 1,1 point dans la section industrie, conserve la première place en agriculture et chez les cadres.

Alors que ces élections se présentaient dans un contexte défavorable, les salariés ne se sont pas laissé abuser, ils ont confirmé, en votant, leur confiance dans la CFDT et le syndicalisme d’engagement : un syndicalisme qui fait des propositions et veut obtenir des avancées par la négociation. C’est sur les résultats que les salariés nous jugent. 

Ces résultats, la CFDT les a obtenus en menant une campagne de proximité, d’écoute et de contact avec les salariés, dans toutes les entreprises. Cette campagne, ce sont les militants, les « réformateurs du quotidien », qui l’ont portée pour valoriser nos revendications et nos résultats. La force de la CFDT, ce sont aussi ses 865 000 adhérents, l’enracinement dans le secteur privé et la mobilisation interne.

Au total, la CFDT conforte sa deuxième place dans ce scrutin, avec un taux de participation qui ne s’est pas effondré, contrairement, là aussi, à ce qui était annoncé. Mais à 32,7 %, la participation demeure faible : cela ne remet pas en cause la légitimité de l’institution prud’homale, ni celle des syndicats, dont la confiance augmente auprès des salariés. Par contre, il est clair que cette élection ne peut servir plus longtemps de test de représentativité, alors qu’un tiers seulement des salariés y participent. 

Et maintenant, les élections passées, retraites, emploi et démocratie sociale deviennent les trois priorités CFDT pour l’année 2003. Il s’agit de :

Réussir la réforme des retraites, avec trois objectifs :

  • garantir un bon niveau de retraite à tous pour demain,

  • obtenir le droit au départ à la retraite dès quarante ans de cotisation, même avant 60 ans,

  • proposer une retraite à la carte, pour offrir plus de liberté de choix à chacun.

C’est au regard des réponses que le gouvernement fera à ces trois revendications que la CFDT jugera la réforme proposée.

Améliorer la démocratie sociale : la réforme utile, c’est l’accord majoritaire, qui nécessite une élection de représentativité organisée le même jour dans toutes les entreprises d’une même branche.

Défendre l’emploi : améliorer les plans sociaux et accompagner les salariés des petites entreprises (qui représentent 85 % des licenciements économiques et ne bénéficient d’aucune aide pour retrouver un emploi, en dehors du Pare). Engager la négociation sur la formation professionnelle et créer ce nouveau droit à la formation tout au long de la vie.

À tous, très bonne année 2003.

Yolande Briand
secrétaire générale

 

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