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mis sur le site le 28/10/02 |
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La
charge médiatique menée contre les hôpitaux publics a provoqué un réel
malaise chez les professionnels hospitaliers, tant elle est injuste.On
n’a pas le droit de dire que les personnes qui se présentent à l’hôpital
sont mal prises en charge. C’est faux. Elles connaissent parfois des
temps d’attente ou d’autres inconvénients dans leur accueil, mais
les professionnels, qu’ils soient médecins ou paramédicaux, ont un
sens aigu de leur mission et de leur métier. Ce qui ne signifie pas
qu’ils font leur travail comme ils le souhaiteraient : ils n’en ont
pas toujours les moyens. Cependant,
la question des moyens ne doit pas obligatoirement se traduire par
du « toujours plus », d’effectifs, d’argent, etc. Il faut
d’abord se demander si les personnes qui se présentent à l’hôpital
et, qui sont toujours en souffrance, devraient forcément arriver là. C’est
particulièrement évident pour les urgences. Elles sont encombrées
aujourd’hui par des demandes qui n’ont rien à voir avec leur véritable
fonction. À partir de ce constat, soit on les transforme en les considérant
comme des services à tout faire (avec des moyens), soit on recentre
leur activité sur leur mission essentielle, ce qui suppose une régulation
en amont, en coopération avec les médecins généralistes, des centres
de santé et d’accueil, etc., qui s’occuperaient des personnes ne
relevant pas des urgences. La CFDT santé-sociaux penche pour cette deuxième formule et donc, pour une refonte globale du système de soins. On
voit actuellement affluer à l’hôpital des demandes qui sont plus
sociales que sanitaires. Dans un système pensé et régi par une véritable
politique sanitaire, l’offre devrait correspondre aux besoins, être
construite pour répondre le plus précisément possible aux demandes,
et non l’inverse, comme aujourd’hui. Effet pervers du système
actuel : plus on donne, par exemple, de moyens à un service
d’urgences pour répondre à tout type de prise en charge, plus on
attire une population qui aurait auparavant eu recours à d’autres
possibilités, suscitant ainsi une demande qui n’a « d’urgence »
que le nom du service auquel elle s’adresse… Le
travail de refonte à réaliser est de notre responsabilité à tous et
la CFDT veut y contribuer ni plus, ni moins, que d’autres. Yolande Briand |
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