mis sur le site le 31/08/01

RTT
Fonction Publique

 

Déclaration CFDT à la négociation RTT du 30 août 2001

NÉGOCIATION RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL

DANS LA FONCTION PUBLIQUE HOSPITALIERE

 

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, 

Je tiens à exprimer la satisfaction de mon organisation devant cette ouverture de négociation, même si nous avons regretté qu'elle soit tardive. 

Il nous faut maintenant avancer. 

L'annonce faite, par le Premier Ministre, sur les moyens considérables qui seront accordés à cette réduction du temps de travail - que vous venez de confirmer - montre que le Gouvernement a pris la mesure de l'ampleur du problème et nous laisse espérer que cette négociation sera importante pour l’hôpital. 

Vous savez, que par la RTT, la CFDT poursuit deux objectifs : 

  • la création d'emplois;

  • la mise en œuvre d'une nouvelle avancée sociale.

Ces deux éléments doivent être aussi un moyen de rendre un service toujours plus de qualité pour les usagers. 

Ceci étant dit, vous comprendrez que, pour la CFDT, vos propositions - toutes vos propositions - doivent pouvoir être négociées, y compris l'emploi. Nous ne comprendrions pas que le Gouvernement ouvre une négociation avec un de ses éléments centraux non discutables. 

Sur les autres points à négocier, je voudrais insister sur les suivants : 

  • La méthode, accord national, accords locaux. C'est un point à préciser d'entrée qui peut conditionner notre approche de la négociation nationale.

  • Le champ de la négociation qui comprend, bien évidemment, les cadres de tous niveaux et les établissements sociaux et médico-sociaux. Pour ces derniers, y compris avec les assurances de financement.

  • Le calendrier d'application, avec les mesures intermédiaires, pour les personnes qui ne pourront être effectivement à 35 heures le 1er janvier 2002 et qui n'ont pas à supporter les conséquences d'une imprévision des décideurs politiques dénoncée dès 1997 par toutes les organisations syndicales.

  • Bien évidemment, l'organisation du travail qui doit pouvoir répondre aussi aux attentes du personnel et permettre de mieux concilier vie au travail et vie personnelle.

La CFDT portera une attention particulière aux modes de financement de cette réduction du temps de travail, cela est aussi de notre responsabilité de syndicat engagé dans la protection sociale. 

La CFDT ne comprendrait pas que l'État laisse la totalité de la charge financière de la réduction du temps de travail dans le secteur public à l'assurance maladie alors qu'il a largement participé financièrement à cette mise en œuvre dans le secteur privé. Nous ne voudrions pas, non plus, que le niveau d'emplois soit inférieur.  

 

 

 

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